La rentrée de septembre, après les vacances d’été, est souvent synonyme de nouveaux projets et de nouveaux objectifs pour l’entreprise. C’est aussi le bon moment pour s’interroger sur la charge de travail et l’organisation au sein des équipes. Alors comment profiter de cette période pour identifier d’éventuelles difficultés, et mettre en place une organisation plus adaptée ? Les explications du Cabinet PSO.
Comprendre la notion de charge de travail
De la charge prescrite à la charge ressentie
L’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) distingue trois aspects de la charge de travail :
- La charge prescrite : les objectifs fixés et les attentes de l’employeur ;
- La charge réelle : la manière dont les travailleurs effectuent réellement les tâches demandées tout en s’adaptant aux ressources disponibles, aux contraintes et aux imprévus ;
- La charge vécue ou ressentie : la perception du travail par les salariés, et le sens que ceux-ci donnent à leur activité.
Ces dimensions sont parfois en décalage. Une charge prescrite qui parait raisonnable peut ainsi être difficile à assumer en charge réelle, avec des délais trop courts ou des ressources insuffisantes. Le sentiment de surcharge devient aussi important chez un salarié qui effectue des tâches qui lui semblent inutiles (charge ressentie).
Revoir l’organisation du travail est une démarche interne à l’entreprise, mais qui peut être accompagnée par des experts comme le Cabinet PSO. Faire appel à un tiers se révèle pertinent aussi bien en prévention, que lorsque les facteurs de risques psychosociaux commencent à s’installer.
Les signes d’une charge de travail excessive
Lorsqu’il existe des déséquilibres de charge de travail, certains signes apparaissent progressivement au niveau individuel. Par exemple :
- Une fatigue persistante ;
- Des difficultés de concentration ;
- L’irritabilité ;
- Le sentiment de ne jamais réussir à terminer ses tâches.
La surcharge de travail se manifeste aussi à l’échelle de l’entreprise :
- Tensions dans les équipes ;
- Hausse de l’absentéisme ;
- Turn-over.
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La rentrée, une période propice pour faire le point sur l’organisation du travail
Réévaluer les priorités à la rentrée
La reprise après la période estivale constitue un moment intéressant pour prendre du recul sur l’organisation du travail. Les équipes se retrouvent, reprennent le rythme, et n’ont pas encore complètement « la tête dans le guidon ». L’entreprise peut ainsi être amenée à redéfinir ses priorités pour les mois à venir. En effet, la rentrée est aussi l’occasion de vérifier que les objectifs fixés sont compatibles avec les ressources disponibles, afin d’éviter de futurs déséquilibres.
Dresser un bilan de l’année précédente
Certaines périodes ont-elles été surchargées au cours des mois précédents, et si oui pourquoi ? Faire un bilan à tête reposée, au moment de la rentrée, aide à identifier des difficultés survenues à différents moments de l’année : par exemple en été, quand les équipes sont réduites à cause des vacances. Cela permet de détecter un potentiel déséquilibre de charge de travail. Ce bilan peut être fait grâce à des indicateurs chiffrés (absentéisme, turn-over) mais pas seulement. Une analyse qualitative, au moyen d’échanges avec les managers et les salariés, est aussi indispensable pour comprendre concrètement la charge réelle et ressentie.
Repérer les facteurs de risques psychosociaux et leurs conséquences
En entreprise, les risques psychosociaux fragilisent autant les salariés individuellement, que l’ensemble de l’organisation. Un diagnostic RPS mené par des experts comme ceux du Cabinet PSO apporte une analyse complète de la situation : charge de travail, management, relations au sein des équipes, etc. Une telle démarche peut être engagée à la rentrée, après l’été, ou à tout autre moment de l’année.


